mercredi 28 novembre 2007

Que dire qui n'ait pas déjà été dit?

Dix-neuvième jour de studio.

Dernier jour au studio DNA avant d'y entamer le chant la semaine prochaine.
On commençait d'ailleurs a être attaqué par la "cabin fever".

Pas mal de "fignolages" comme on dit dans le bon vieux jargon des gens qui aiment utiliser des mots de 1937.

Nathan a continué de poser quelques lignes de guitare par ci et un peu aussi par là.

Ensuite Béatrice en a fini avec les sons d'orgue sur 2 chansons (dont la fameuse "chauve-souris gitane et aussi sur notre chanson "tribute" à un vieux groupe qui répond au doux nom de Scarabées ou un truc comme-ça).

Elle a d'ailleurs eu l'immense plaisir de jouer sur l'orgue électronique (Yamaha, pour ne pas les citer) qui a du gagner le championnat du monde d'orgue le plus cool (par sa couleur ET par son son - "son son"... héhé).

Journée finie. On est même reparti chez nous avec un cd comportant toutes les chansons en versions NON-finies et instrumentales.
On a surtout eu le plaisir de tout faire écouter à Yannick, du Husky.

Je croise les doigts pour qu'il continue de penser demain ce qu'il a dit ce soir.

Demain "repos".
Ce qui veut dire courir partout.

Ah oui, et puis j'ai récupéré il y a 2h nos premiers t-shirts.

Je suis fan.
Si le nom de mon groupe n'était pas écrit dessus, je les porterai.

Oh mon dieu, je deviens comme Hugo M.

A demain, logiquement.


ps: vive Wikipédia.
ps2: cliquez sur l'image ci-dessous. C'est le futur, ça bouge.




mardi 27 novembre 2007

Je ne fous rien je suis un con

La journée en quelques mots.
Sans verbe.

Doublage guitares.

Ajout guitares.

Doublage claviers.

Ajout claviers.

Jean Leloup / Leclerc / DeadWolf.

Serrage de mains.

Location du pire synthétiseur du monde (boooooooooooooooooo Triton).

Essai du pire son de clavier du monde (booooooooo Korg).

André P. et Nelton John Roberge de Bang Bang.

Entrevue dans les toilettes.


A vous de faire le tri, et d'imaginer...

Demain, la suite.
Avec des verbes cette fois-ci.

Mais sans sujet.
On ne peut pas tout avoir.





























Quand je pense à hier, quand je pense à demain...

Jour 17...
Ca fait une sensation étrange que d'être au studio DNA.

C'est en effet ici que nous avions fait mixer (par un producteur qui répond au doux nom de Ryan B.) nos premières démos en Avril dernier.

Le temps passe si vite.

Hier, j'y ai donc enregistré quelques pistes de guitare acoustique ("souvenir, souvenir" pour ceux qui me connaissent un peu). Ca faisait du bien de retoucher en studio à ma vieille Gibson avec qui j'ai partagé pas mal de temps ces dernières années.

Béa a ensuite posé ses doigts agiles (elle est maintenant surnommée "Laser Keys" par Ryan) sur l'énorme majorité de toutes les choses à touches du studio.

Il faut dire qu'ici le stock est assez impressionant: Fender Rhodes, Wurlitzer, piano droit, orgues divers et variés, Korg, etc...

Un peu de distortion par ici, d'ampli qui tourne (oui, oui, le "speaker" de celui-ci tourne je vous assure - ça donne un effet de souffle) et de pédales pour changer les sons, et nous voilà un peu plus avancés dans le processus d'enregistrement des claviers.

Encore 2 jours et cette mission devrait être achevée.
Jusqu'à présent, on est plus qu'heureux avec les différents sons trouvés.

Aujourd'hui, Nathan et moi allons faire quelques pistes de guitares supplémentaires, avant que Béatrice ne continue plus tard les pistes de claviers.

A demain.
J'ai hâte.

ps: je poste ici, avec un peu de retard, les photos prises lors de notre dernier soir/nuit au studio Makina.


STUDIO MAKINA (jour 15)















STUDIO DNA (jour 17)









































lundi 26 novembre 2007

Si des évènements nous échappent, feignons d'en être instigateurs

Trois jours sans écrire ici...

J'avoue, j'ai une (deux, voire trois) bonne(s) excuse(s).

Pas d'ordinateur disponible.
Pas de temps.

Ca fait deux, mais c'est déjà pas mal.

La fin de semaine a été assez (très) mouvementée pour nous.
Après avoir fini d'enregistrer des guitares jeudi soir à 5h du matin au studio Makina, nous sommes parti le lendemain pour Québec pour ouvrir pour Xavier Caféïne.

3h de route plus tard et nous voilà rendus dans la capitale de la province.

Super salle, super public, super staff, super ambiance (ça aide les shows sold-out).
Comme on le savait déjà, les musiciens de Xavier, et Xavier lui-même sont vraiment adorables.

Pascale Picard est même venue nous faire coucou après le concert.
Et ça, ça fait plaisir.

Tout c'est donc vraiment bien passé (mis à part les serrures du van gelées pendant 1h et moi qui, comme tout mauvais piéton/touriste, ai glissé sur une plaque de glace, et ai hérité d'un beau bleu à l'épaule.

Retour dans la nuit, court dodo, et départ le lendemain pour St Jean Sur Richelieu.
Cette fois-ci, nous ouvrons pour Malajube.

L'endroit ressemble pas mal aux Foufs (je veux dire... sent pas mal comme les Foufs surtout), et se remplit très vite (c'est la dernière tournée des Jubes avant un long repos je pense).

Encore une fois nous sommes chanceux: super salle, super public, super staff, super ambiance (ça aide les copié-collé). Mais c'est vrai.

Et puis, c'est quand même une sacrée chance que de pouvoir jouer devant certaines personnes que l'on aime beaucoup (Yannick du Husky, Alex Champigny, l'adorable Doudou - oui, oui, celle de Rock N Doudou - et Mathieu des Jubes).

Retour à Montréal après l'extraordinaire (je pèse mes mots) shows de Malajube.
Le studio nous attend le lendemain.

Hier, Béa a donc commencé à enregistrer ses parties de claviers (en tous genres - pianos, orgues, ...) au studio DNA - le 4e studio pour nous - entourée par les disques d'or de Bedouin Soundclash et Jean Leloup.

Ca inspire.
Ou pas.

6 chansons déjà pas mal complétées et encore plus à faire dans les 3 prochains jours.
Je posterai des photos dans la soirée en rentrant.
Là je dois me sécher les cheveux et filer.

A demain.

jeudi 22 novembre 2007

La poisse de la poisse

Avez-vous deja cassé la transmission de votre voiture?

Avez-vous deja cassé la transmission de votre voiture sous la neige?

Avez-vous deja cassé la transmission de votre voiture sous la neige en pleine intersection de deux rues?

Avez-vous deja cassé la transmission de votre voiture sous la neige en pleine intersection de deux rues a huit heures du soir?

Avez-vous deja cassé la transmission de votre voiture sous la neige en pleine intersection de deux rues a huit heures du soir et du attendre qu'on vous amene une autre voiture?

Avez-vous deja cassé la transmission de votre voiture sous la neige en pleine intersection de deux rues a huit heures du soir et du attendre qu'on vous amene une autre voiture, pour ensuite vider le contenu du premier vehicule dans le deuxieme.

Le tout toujours a l intersection de deux rues.

Parce que nous ca vient de nous arriver.

Remplacez juste le mot voiture par le mot van, et le mot contenu par TOUT LE STOCK DE VOTRE SATANE LOCAL DE PRATIQUE.

Bref, un mot: grrrrr.
On peut meme y ajouter quelques R supplementaires.

La il est bientot minuit, on est arrivé au studio voila une heure.
On avait auparavant (avant l'incident super fun) passé un bout de l'apres midi au studio Makina pour finir la grosse majorité des prises de guitare lead.

Il y a aussi Olivier de l'hebdomadaire VOIR qui est venu nous faire coucou, faire quelques photos et nous poser des questions sur l'avancement du projet.
C'est un garcon bien interessant.
Ca fait du bien.

Maintenant, il n'y a plus personne dans le grand building ou se situe le studio et Ryan a disposé un micro dans le couloir, il a ouvert la piece ou se trouve l'ampli de guitare, ce qui donne un espece d'echo enorme a tout ce qui est enregistré (doublé d'harmonies bizarres).
On voulait tester ca, et il s'avere que ca sonne vraiment bien.

La nuit (de dodo) va etre courte.

Tres courte.

Demain on part pour Quebec.
On y ouvre pour Xavier Cafeine.
Encore une fois, on a hate.

Et je suis heureux aussi car demain mes parents arrivent de France.
Je vais etre fier de leur montrer tout ce dont je leur parle depuis 2 ans bientot.

Ah oui, pardon pour les accents et leur absence.
Je suis sur un clavier Qwerty au studio, et ceux la ne sont pas les amis des francophones.

mercredi 21 novembre 2007

Un album avec des solos de guitare de 27 minutes...

Ou pas.

Non pas vraiment en fait.
Mais pas mal de petits sons partout, que même moi je n'entend plus à force.

Il reste donc encore un jour pour enregistrer la plus grosse partie des guitares dites "lead" (donc pas rythmiques).
Tout c'est super bien passé aujourd'hui.

Dix bonnes heures de travail, quelques pauses nécessaires, et aucune sieste.
Yoohoo.

On commence à distinguer les chansons telles qu'elles étaient dans nos petites têtes de musiciens bornés.
C'est assez agréable.
A vrai dire, le studio c'est comme un puzzle géant.

On fait tout dans le désordre, sous l'impulsion d'un faux mode aléatoire, tout en sachant parfaitement vers où l'on se dirige.

Ca peut faire peur des fois, mais ça reste pas mal "excitant".

Nos cocos de BangBangTV, Nelton John et le Pélo sont passés nous faire coucou dans l'après-midi pour filmer une des nouvelles capsules du "making-of" de l'album bientôt disponible sur vos téléphones sans-fil.

Sans rire en plus...

Ah oui, et puis depuis aujourd'hui, nous n'avons plus de local de pratique (longue histoire, beaucoup de drame, d'emails longs comme la mort, et de gros mots déguisés).

Bref, si vous connaissez un endroit cool, pas cher, protégé et disponible, on est preneurs.

Plutôt deux fois qu'une même.

A demain.
Avec encore plus d'aventures.

Et d'insultes.

Et de drame.

De drameS...



















mardi 20 novembre 2007

Et oui, il a bien la plus belle guitare du monde

Jour 13.
Le temps passe...

Hier Nathan a commencé a enregistrer ses parties de guitare au studio Makina.
Un bonne demi-douzaine de chansons complétées plus tard, et le re-voilà aujourd'hui en train de continuer.

Il en a pour 4 ou 5 jours.
Ca va dépendre de l'avancée du projet et surtout de sa capacité à jouer tout ce qu'il veut enregistrer (il a pour qualité de toujours vouloir créer des ambiances et de chercher le son le plus adéquate possible pour chaque prise).

Cet après-midi, on a reçu la visite de 33mag qui passaient faire une entrevue (qui sera je crois diffusée ce mercredi sur leur WebTV Voxpop).

Baz et Jerry sont vraiment cools et la discussion a été plus qu'intéressante.

Ca fait du bien de parler.

Ca me sort la tête des enceintes des studios.

Et puis je ne le redirais jamais assez: j'aime répondre à des questions intelligentes.

Demain, suite des guitares.

Un peu de mi, un peu de la, un peu de ré, un peu de sol, un peu de si, et encore un peu de mi... mais plus aigu cette fois.

J'ai hâte d'être début mars...













Retour vers le futur 2

Voici les photos prises pendant les sessions de basse.

Notez surtout la nonchalance des chaussettes.

Et l'appartement très bien rangé de Ryan...




















Retour vers le futur

Voici les photos prises à Granby la fin de semaine dernière.

Notez que je suis "doué" pour prendre des photos de tout et de rien.

De rien, surtout...


















dimanche 18 novembre 2007

J'ai dis "or" ? Je voulais dire "platine"...

Bon voilà, il est une heure du matin, on revient tout juste de Granby.
On y a joué deux soirs de suite en ouverture de Pascale Picard.

C'était vraiment très agréable.
Pour plusieurs raisons.

Déjà parce que c'est toujours sympa d'ouvrir pour des shows qui sont sold-out.

Ensuite parce que le public, les deux soirs, a été super accueillant avec nous.
On ne saurait trop les remercier.

Enfin parce que Pascale, ces musiciens et son équipe font partie des personnes les plus "vraies" qu'il nous ait été donné de rencontrer dernièrement.
Leur attitude et gentillesse nous ont enormément touchées.

Comme quoi on peut être disque de platine, avoir su rester simple et s'avoir bien s'entourer.

Des photos de ce séjour demain, parce que là, à vrai dire, je suis mort.

Pas de pause pour les braves...
(allez, je fais semblant de me plaindre, ça détend).

Demain, le studio reprend pour nous mais avant je dois aller déposer un bac de t-shirts chez un sérigraphe afin de les avoir au plus vite.

Et oui, on s'est dit que tenter d'imiter le modèle capitaliste en vendant du merch, ça ne pouvait pas que être une mauvaise idée.

On espère surtout que vous aimerez les "designs".
Ils n'ont rien de bien super novateur, enfin sauf si vous trouvez que les chouettes sont des animaux vraiment cools.

Moi je trouve...

samedi 17 novembre 2007

Ton disque d'or contre des chaussures en or?

Hier c'était après-midi photos pour nous.

On n'avait, en effet, pas encore fait de photos promos depuis que Béa nous a rejoint en août dernier.

Voici chose faite!

Le shooting c'est déroulé dans le fantastique et incroyable hôtel Pierre du Calvet dans le Vieux-Montréal.

C'est Sharon Davies qui était derrière l'objectif.

Et voilà un des shots en super exclue totale.

Je parle comme les rappeurs.
Mon dieu...

Vous allez rire quand vous allez voir les autres photos, car (et je parle pour moi) je n'ai qu'une pose que je sais "faire".

Ca me fait toujours rigoler après coup, car de photo en photo, ça donne le même visage, et la même posture.

Disons... c'est pour marquer une sorte de continuité (hmm, hmmm, quand en fait, c'est surtout parce que je n'ai aucune idée de quoi faire).

Bon sur ce, on va dans une heure récupérer notre van chez notre ami Jean Légaré (yeah) et on file ensuite direction Granby ouvrir pour deux soirs de suite (sold outs, s'il vous plaît) pour Pascale Picard.

Ce n'est pas tous les jours que l'on joue avec quelqu'un qui est disque d'or...

A lundi donc, à moins que je sois pris d'une crise de technologite aigue, et que je trouve un ordi là-bas.

jeudi 15 novembre 2007

Megaman

Jordan est fort.
Très fort.

Doué, je dirais même.

Je n'en doutais pas, mais là j'en suis encore plus convaincu.

Il est assez impressionnant car il s'adapte à tout quand il joue de la basse.
Il écoute les commentaires, applique les propositions/changements de suite, et ne rechigne pas à refaire 10 fois la même chose.
Le tout avec le sourire.

Croyez-moi ce n'est pas toujours évident.

Il va d'ailleurs sans dire qu'il a fini ce soit TOUTES ses parties de basse ce soir.

Enfin, disons... encore une fois, je mens un peu.

Toutes... sauf deux.
Pour la même raison que moi (cf avant hier).
On se garde ces deux dernières pour plus tard.

Ah oui et puis histoire de démystifier un peu ce qu'il se passe en studio pour la basse, sachez que le tout c'est fait au studio Beat Box Z (celui qui appartient à Ryan, c'est à dire le salon de son appartement, hehe).

C'est magique les années 2000, on peut maintenant enregistrer une basse avec l'aide d'un TRES TRES bon pré-ampli dans son salon, et stocker le tout sur un disque dur, avant de, plus tard, dans un studio "insonorisé", faire ce que l'on appelle "ré-amper", c'est à dire faire passer le tout dans un ampli de basse, et ré-enregistrer ce qui en sort.

Plus de contrôle à la clé, et surtout, plus de liberté.

Je vous posterai demain, après notre photoshoot, les quelques photos que j'ai prises ce soir.
On doit, en effet, faire dans l'après-midi quelques nouvelles photos promo dans un vieil hotel dans le Vieux Port.

Le deuxième super-humain de la journée, c'est encore Ryan.
Il nous a fait à nouveau écouter son projet fou sur lequel il a travaillé (et travaille encore par moments) pendant 3 ans: il a décidé de refaire à l'identique la bande son originale du jeu vidéo Megaman.

Toutes les mélodies.
Toutes les guitares.
Toutes les basses.
Toutes les batteries.
Tous les claviers.
Tous les blings et les blangs et les clatchs.
Même les sons d'ambiance, comme l'eau qui coule.

17 titres.
Sérieusement, cela vaut le détour.

Vous en connaissez beaucoup de gens capables (par là je veux dire motivés ET fous) de faire cela.

Moi non.

Ca peut sonner un peu "geek" dit comme ça, mais ça mérite le respect.

Ryan ce n'est pas une légende vivante pour rien.
On est chanceux.

A demain!

mercredi 14 novembre 2007

Basse culture

C'était une journée off de studio pour moi aujourd'hui (mais pas off de tout le reste).

Ryan vient de m'appeler pour me dire qu'ils avaient déjà enregistré 6 chansons avec Jordan à la basse, et que tout sonne VRAIMENT bien.

Je le crois.

Après tout, s'il ment, quelques personnes pourraient s'en rendre compte.

Héhé.

Suite demain.
Logiquement.

mardi 13 novembre 2007

Ce n'est qu'un au revoir




On aime tellement Breakglass, qu'on l'écrit sur les murs.
Comme les gens qui font ça sur les murs des toilettes.

En plus classe.

Alors voilà, c'était aujourd'hui notre dernier jour dans ce studio.
J'ai fini ce soir d'enregistrer toutes mes parties de guitare.

En fait, je mens un peu.

J'ai fini toutes... sauf deux.

On se les garde pour plus tard, car elles sont spéciales, et vont demander du matériel et des lieux spéciaux.

Je n'en dis pas plus.
J'en ai déjà trop dit.

Disons que pour seul indice je dirai "Paul Simon".
En fait, mon indice est pourri, mais je n'ai trouvé que ça.

Et puis ce n'est pas un adieu à Breakglass, car nous allons y retourner mi-décembre, un jour, pour y faire des choses et des trucs et des bidules et des machins dont je ne parlerai pas, mais qui vont être cools et drôles.

Et puis surtout, on devrait y retourner en janvier pour le mixage.
Le tout sur LA console magique qui a vu passer les doigts des Led Zep et des Stones.
Miam.

Demain Ryan et Jordan attaquent l'enregistrement des pistes de basses.
Ca devrait aussi durer 2 jours.

C'est fou comme certaines choses peuvent aller vite.

Ensuite on file en fin de semaine ouvrir pour Pascale Picard à Granby, avant de revenir à Montréal au studio Makina pour enregistrer les parties de guitares de Nathan pendant 4 ou 5 jours. Mais je ne vais pas commencer à parler de dans 7 jours...

D'ici là, je vous laisserai quelques résumés par ici bien sûr.

Je m'y suis habitué.

Et je commence à aimer ça.
C'est grave?

lundi 12 novembre 2007

Les photos, c'est le futur


















S'exprimer, c'est affronter le néant

C'est avec mon chat (Suzette... on ne rit pas s'il vous plaît) sur les genoux que je vais tapoter le résumé de cette journée.

Je devrais d'ailleurs exclusivement le faire en chiffres.

10, 6, 3, 1, 20 et 7.

10, pour les heures passées en studio aujourd'hui.

6, pour les heures passées à régler les amplis (on a testé plus d'amplis que vous ne pouvez en rêver, même dans un rêve déjà fou), à régler les micros (je ne révèlerai pas les secrets de Ryan, mais wow, du beau stock encore) et à chercher le bon son sur les guitares (là je me DOIS de me vanter car j'ai la chance d'enregistrer sur une Gibson ES-335 de 1976, la crème de la crème de la crème, avec la chantilly dessus, et les pepites de chocolat en extra).

3, pour les heures passées à enregistrer.
Ca va viteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee.
Il faut dire que je ne joue rien de bien compliqué, ni technique, et que la magie du studio permet des largeurs que le live ne permet pas (comme refaire une prise en plein milieu).

1, pour le temps de pause de la journée en heure, y compris celui que l'on s'est accordé pour aller chercher le MEILLEUR fromage de toute la ville (j'abuse peut-être un peu là, mais il était sacrément bon ce gouda fumé), et de la viande italienne pour les autres, pour se faire des merveilleux sandwiches avec des aubergines fortes, des grosses olives fourrées et des mini tomates cerises (ce qui doit être un pléonasme, j'imagine).
Miam, j'en salive encore.

20, pour le temps de sieste en minutes de la journée.
Encore une fois, je ne suis pas inclus dedans.
Je me rebelle.
A bas les siestes!

Et 7, pour le nombre de chansons sur lesquelles mes parties de guitare sont finies.
Yeah.
Comme dirait Usher.


Cette journée m'a rappelé pourquoi je faisais tout cela.
Pourquoi j'aimais écrire des chansons.
Ecrire en général.

Je sais que je ne suis pas un guitariste fantastique (je laisse la place à Nathan, il la mérite), ni un super chanteur.
Mais je dois dire que ça ne me vexe pas, car j'en suis conscient.

Après tout, ce n'est pas mon but.

Pour compenser tout ça, je travaille un peu plus (je suis de ces acharnés de travail) et surtout j'ai une véritable passion pour les mélodies.

Je suppose qu'avoir été bercé au son des Beattles, Simon and Garfunkel et Abba (oui, oui, les 4 suédois/es) ça forge un esprit "mélodique".

Donc, même si je sais pas faire 12 000 notes de suite en 43 secondes, ni faire une note parfaite en chantant, j'apprécie néanmoins (voire, je chérie) le moment où j'ai la possibilité de chercher et de travailler sur une mélodie (de guitare ou de voix).

Tout cela pour dire que si je prends un malin plaisir à vous raconter notre (ma) vie en studio, et notre quotidien, c'est aussi car, en faisant cela, je revis un peu tous ces souvenirs, et surtout car cela me rappelle qu'ouvrir sa gueule en géneral, ou s'agiter en faisant quelque chose de concret, c'est rappeler que l'on existe.

Après, on en fait ce que l'on peut.

Dehors il pieut (dédicasse à mon jeune neveu Noah qui ne sait pas bien dire "il pleut"), et j'ai mal au gnou (ça c'est moi qui m'imagine qu'il ne sait pas dire "genou" non plus).
Satané hiver qui débarque.

Lui aussi a besoin de se faire remarquer.

A demain.

dimanche 11 novembre 2007

C'est beau une ville le jour
























Le travail c'est la santé

Voilà avec quelques petites heures de retard (qui m'en voudra?) le résumé de cette belle journée d'hier, samedi.

Au menu du jour, on avait prévu de finir les prises de batterie.
Il nous restait deux chansons à faire, ce qui était faisable, compte tenu de notre rythme de la semaine.

La seule différence a été que nous avions, la veille, déplacé tout le kit de drums dans une autre pièce que celle que nous avions jusqu'alors occupée.

Question de son et d'ambiance...

Une fois tous les micros rêglés et tout ce petit monde content du son de la merveilleuse batterie (constituée de bouts de pleins de très très bonnes batteries), on a commencé avec la première des deux chansons prévues.

Et là, miracle de fin de semaine, ou juste chance absolue, il semble que la prise test que nous avons fait pour vérifier si le clic était le bon soit celle que nous allons retenir.
Plus de "vibe" comme diraient les fans de reggae.

On ne rigole pas, s'il vous plaît.

Par principe, on a donc fait 5 autres prises avant d'enchaîner avec la chanson suivante (la dernière), qui s'avère être pour nous un petit défi technique: pas mal de changements de rythmes, de variations et surtout de changements de structures que nous avons décidé au dernier moment.

On s'en souviendra.

On est pas mal attaché à cette chanson, car on voulait vraiment qu'elle ait une ambiance particulière, un son spécial de drums.
Mais je pense qu'on a plutôt réussi.

Imaginez la bande son du jeu Castelvania jouée par les Gipsy Kings... euh, je sais, dit comme ça, ça fait pas mal peur.

Mais Ryan est magique je vous dis.

Simplement magique.

Vu l'avancée du projet face au timing initialement fixé, aujourd'hui est dédié à du montage et "edit" de tous les pistes de batterie enregistrées depuis 7 jours, avant que, demain, je ne commence à enregistrer mes parties de guitare.

Et vu que l'on a 3 jours "d'avance", je vais rester les faire au studio Breakglass, ce qui ne pourrait me rendre plus heureux.

Je vous l'ai dis, j'adooreeeeeeee l'endroit.
Il est habité par une ambiance particulière.

Une "vibe" comme diraient les fans de reggae.

On ne rigole toujours pas, s'il vous plaît.

A demain.
En attendant je vais vous poster quelques photos que vous allez pouvoir voir ci-dessus.

samedi 10 novembre 2007

C'est déjà fini?

...non, pas du tout!

Mais par contre François en a lui bel et bien fini avec l'enregistrement des drums.

Mais 7 jours de pim-pam-poum-tchak-clak ça vaut bien un jour de plus à attendre le résumé de cette journée non?

Non?

...

De toute façon, vous n'avez pas le choix!

A demain, donc, avec un vrai long résumé de cette dernière journée de drums, agrémenté de milliers de photos.
Oui, oui, je vous assure, des milliers.

Ou pas.

vendredi 9 novembre 2007

On fait de la jungle maintenant




ou du 2-step...

Test dans le noir




nuitttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt

La chauve souris gitane...part2

Ca fait drôle comme effet le syndrôme de la page blanche appliqué à un titre de blogue...

Des fois, c'est comme ça, l'inspiration ne vient pas.

Alors autant ne pas chercher, ou trop se fouiller les méninges, et simplement faire ce à quoi ce blog est sensé être dédié.

Raconter ce qui se passe en studio.

Pour les nostalgiques, cela fera de la lecture plus tard.

Pour les autres, cela fera naître des rumeurs.

Du genre: "oui je vous assure Ryan porte tous les jours un hoodie du groupe Bionic".
Ou encore: "oh mon dieu, ils mangent des Timbits et des pizzas tous les jours, ils vont finir pire que les Deftones".

Bon en tous cas, tout avance bien pour l'instant.
On a même pris quelques (mauvaises?) habitudes comme le petit déjeuner du matin en arrivant qui dure une éternité.

Mais j'ai peur que cela nous manque.
On s'y habitue vite.
Surtout qu'on s'y sent bien entre ces murs.

Cela dit, il nous reste encore 4 jours à Breakglass, même si on devrait finir les batteries demain soir.

Pas d'urgence, on est juste un peu en avance.
A vrai dire, si François fini tout demain soir (samedi) ça sera à moi d'enchaîner avec mes prises de guitares pendant 2 jours.

Et oui, il ne faut que 2 jours pour cela.

Non, je ne suis pas une machine, et encore moins un super guitar hero...
Juste que ça devrait aller assez vite, car une fois lancé, les prises se suivent rapidement en guitare.

Et surtout que l'on peut faire des "punchs" (enregistrer par bouts) si l'on souhaite.
Je vais essayer d'éviter tant que possible, car ça enlève un peu de spontanéité et de swing, mais bon, on verra bien!

J'ai passé une partie de ma matinée à passer à la bombe de spray rouge des enveloppes avec notre "logo".

Rien de bien secret dans celles-ci, juste nos démos en CD.
Notre manager part en France et dans le reste de l'Europe la semaine prochaine, et ces CDs vont servir à démarcher auprès de différentes structures.

On croise les doigts... plein de peinture.

Ah oui, je sais, je suis méchant, j'ai caché les noms des chansons sur lesquelles on travaille sur une des photos plus bas.

Primo car ils ne sont que des noms de travail (donc pas définitifs).

Deuxio car autant garder des choses secrètes (c'est beau les secrets, ça entretien l'envie, non?).

Et tercio car franchement ça intéresse qui de savoir que l'on est pas drôle au point d'appeler une chanson "Gipsy Bat" (oui oui, comme "chauve souris gitane").

La fin de la journée a été passée à placer la batterie dans une nouvelle pièce (toute petite, et TRÈS insonorisée) pour les prises de demain.

C'est un petit effet que l'on recherchait et qui, je pense, devrait sonner bien cool.
Sinon au pire on prétendra que cela sonne cool, au moins pour justifier le temps passé à tout bouger.

Il a donc fallu tout déplacer, replacer les micros, tester le tout.

J'adore.
C'est ma nouvelle passion.

Je vais mettre des vidéos de tests de son dans quelques minutes... excusez le côté sombre du tout, c'est qu'il fait assez noir dans le studio.
Aucun rapport avec la chauve souris... même si ce son de drums que l'on recherchait est pour "elle".

Sur ce, je file aller laver mes doigts.
A demain, avec de nouvelles aventures folles.

La chauve souris gitane



























jeudi 8 novembre 2007

Miroir, mon beau miroir






































Un jour, un livre

C'est fou, il est à peine 22h et je suis déjà chez moi.

Ça faisait longtemps.
Très longtemps.

Du coup je ne sais pas trop quoi faire!
Le paradoxe total.

Ce fut une journée pas mal longue malgré tout (en considérant les 4 heures de dodo de la nuit dernière).

Après vous avoir laissé ce matin à 9h, et être allé à notre rendez-vous "plus vraiment secret" maintenant (car il paraît qu'on a le droit de dire le mot "Indica" maintenant... oh, je viens de le faire), on a repris les sessions de drums avec François, Nathan et Ryan.

Bien sûr, on a passé les premières heures à re-règler les micros, les peaux de la batterie, et à vérifier que le tout sonnait toujours pas trop mal.
Je ne vais pas dire "SUPER bien" car ce serait présomptueux (mais je le pense...ça sonne HYPER bien en fait).

Ca a été assez intense car on a travaillé sur notre plus longue chanson (près de 6 minutes) et OHLALA, ce ne fut pas une mince affaire de capter une bonne prise.
Non pas que François n'ai pas bien fait son travail, mais c'est surtout que la moindre minime variation de rythme nous poussait à refaire le tout.
Ryan fonctionne comme ça.
Pas de pro-tools pendant que l'on enregistre (mais après oui, quand même).

Tout se doit de sonner frais, naturel et organique... pas de trucage.

Pas trop.
hehe.

On est dans une belle grande pièce qui est dotée d'une acoustique formidable DONC on essaie de tout faire d'un coup, sinon on recommence.

Encore et encore.

Et encore.

Mes doigts s'en souviennent (parce que moi pendant ce temps là, je dois jouer les "ghost tracks" de voix et de guitare).

Encore et encore.

Et encore.

On a donc enregistré les parties de drums de deux autres chansons, ce qui porte à 10 le total depuis maintenant 5 jours de studio.
On devrait cependant re-enregistrer une de ces 10, car après écoute il semble qu'elle soit un peu trop "lente" par rapport à la façon dont on la joue live (car sert d'avoir son propre producteur qui vient nous voir en show).
Ca donnera deux versions alternatives, et on choisira celle qui est la plus adéquate.
Je vote pour la rapide moi.

On est à la moitié pour ce qui est de l'enregistrement au studio Breakglass.
Jace (Lasek) nous fait toujours autant rire quand il débarque à l'improviste dans ses studios.
Il est fantastique, toujours le mot pour rire, et surtout, il rigole à TOUTES nos blagues.

Même les pas drôles.
Et moi, je suis assez bon pour faire des blagues pas drôles.

Son tempérament nous garde de bonne humeur. C'est vraiment agréable.

Je suis tellement heureux d'avoir la chance de commencer notre album dans ce studio.
C'est fou quand même de se dire que Patrick Watson et Stars sont passés par ici.
Je ne suis pas un fan-fanatique, mais je respecte quand même les bonhommes.

Demain on remet ça.
On va essayer de s'atteler à enregistrer 3 autres chansons.
Notez le caractère pas mal conditionnel de la phrase.

Mais ouais, on est comme ça, on se pose des défis dans le genre.

Et puis de toute façon si on en fait moins, il nous reste toujours du temps encore après pour continuer d'avoir tort.

Dormez bien, moi je vais songer au titre du prochain blogue.

Bloguer c'est trop le fun...

Je vais commencer par remercier les quelques personnes qui viennent lire ces quelques lignes quotidiennement, et qui m'ont "félicitées" de passer du temps à le faire.

J'ai donc appris que j'écrivais bien... mhmmm.
Malgré les fautes et tout?

Sans rire?

Ok...ok.
Faites attention, il se cache toujours l'égo d'un journaliste en nous, qui ne demande qu'à sortir et à gratter des pages et des pages de vie personnelle en pensant cela intéressant.

Si, si, je vous assure.

Alors pour recentrer le débat et revenir à ce qui est essentiel ici, hier (oui "hier", j'avoue on est rentré plutôt tard du show, et je me suis dis que je préférais entamer la nuit de 4 heures qui m'attendait en posant ma tête sur mon oreiller plutôt que tapoter son mon clavier), on disposait à nouveau d'une journée off de studio, étant donné que l'on jouait le soir dans le cadre du Festival Coup de Coeur Francophone.

Le tout a commencé par une entrevue en fin d'après midi avec le rédacteur en chef du magazine français Longueur D'Ondes. On est allé faire ça sur la scène du Cabaret Juste Pour Rire (là même où notre ami Yannick du Husky et toute sa troupe allaient donner une TRES belle prestation quelques heures plus tard - je le sais, car c'est toujours cool quand il(s) jou(ent)).

Pas de gros monstre vert aux cornes rouges à l'horizon, mais deux journalistes vraiment sympas et intéressants, qui nous ont posé des questions assez pertinentes (je dois reconnaître que ça change. Allez, ne vous vexez pas les autres... vous êtes tous aussi sympas).

Avec Béa et François (qui semble s'habituer doucement à l'exercice) on a donc du expliquer, entre autre, ce que nous évoquait le mot "francosphère".

Évident...
Ou pas.

J'ai pas mal eu peur quand ils ont demandé à François et Béa quel était leur fantasme français.
Mais il faut croire qu'ils savent répondre avec décence... vu qu'ils n'en avaient pas.

Ouf.

Ensuite direction l'Esco, installation de notre matériel, entrevue pour la radio CISM avec la charmante Mélanie de l'émission Les Prêteurs d’Oreilles, puis show à 10h30.

Il doit y avoir des chroniques du concert dans quelques blogs du coin étant donné la "constitution" du public.

Vous avez dit "froids"?.
Nonnnnnnnnnn.

Mais j'ai vu pas mal de bras croisés.
Il faudra donc que l'on fasse des efforts pour écrire des chansons dansantes.

On part ensuite pendant la prestation de nos "nouveaux amis" qui jouaient après nous (vous avez dit "sarcasme"?), pour aller déposer une grosse partie de notre matériel au studio Breakglass, on revient à la salle, on récupère notre salaire du soir (ça paye le van) et on file vers notre local de pratique y déposer le reste de notre matériel (ce que l'on utilise pas en studio).
Au passage, on a fait un gros bisou à la charmante, toujours débordée mais talentueuse (il n'existe pas assez de qualificatifs pour elle) Cynthia B. et à ce toujours noir mais tout doux Yannick du Husky qui sont arrivés bien trop tard.
Partie remise.

Dodo à 2.30, et lever à 6.30 pour ramener le van.
Là il est 9h du matin, j'ai rendez-vous avec des gens, mais je ne peux pas dire qui.

Il y en a parmi vous qui savent parce qu'ils sont plus malins et qu'ils sont bien informés.
Pour les autres, je vous laisse au jeu des devinettes.

Ensuite, on va reprendre les sessions de studio pour les drums à midi.
J'ai hâte, ça commençait à me manquer.

Ok, j'écris trop, j'arrête.
On se voit / se parle / se lit demain.

mardi 6 novembre 2007

Repos? Tu parles...

C'était aujourd'hui un des 2 jours "off" de studio pour la période des 10 jours dont on dispose pour enregistrer les batteries.

Je l'ai surtout passé à courir à droite, à gauche, puis à droite et encore un peu à gauche.
Par chance, notre nouvel ami (décidement, encore un ami de plus, avec notre déjà super ami le "clic" - cf pour ceux qui suivent les épisodes) Jean Légaré (pour ceux qui ne connaîssent pas, il s'agit d'une entreprise de location de véhicules) dispose de vans bien sympas qui permettent de se bouger les fesses pas mal plus vite en ville.

Et ça, c'est fondamental quand on a 12 000 choses à faire.

J'ai d'abord récupéré Ryan chez lui (je lui souhaite d'ailleurs d'avoir eu le temps ensuite de faire sa lessive, le sol de sa chambre ressemblant pas mal à celui de ma soeur quand elle avait 15 ans... jonché de TOUT).
On est allé acheter un disque dur externe (chez l'ennemi de tous les musiciens à Montréal, c'est à dire Steeve's Music) afin de stocker ce que l'on enregistre (je vous avais dis que je vous donnerai tous les détails, même les plus chiants), puis on est passé acheter les (il paraît) plus beaux mais surtout géniaux pré-amps "vintages" de micros.

A vrai dire, ils sont plutôt moches.

Et "vintage" veut surtout dire qu'ils ont l'air d'avoir servi sur les avions russes d'Aeroflot.
Ceux qui se crashaient plus vite qu'il ne faut pour dire paf.

Mais comme a dit Ryan, ce sont souvent les trucs les plus moches qui sonnent les mieux (j'ai un bon paquet de références, mais j'ai peur de sonner insultant).

Alors avec ça, si on sonne comme des casseroles, moi je ne comprends plus rien.

Ensuite, on est allé au studio Breakglass (encore et toujours) pour récupérer les pistes de drums des 8 premières chansons déjà enregistrées, afin de pouvoir commencer à travailler sur quelques "edits", mais surtout afin de récupérer tout notre stock (batteries, guitares, amplis) et le déposer dans la foulée à notre local de pratique. Le but étant de pouvoir pratiquer une dernière fois avant le show de demain.

Il a fallu après cela que je file à une entrevue avec la radio CIBL dans...une librairie.
Oui, oui.

Une librairie.

En direct...

C'est fou le futur.

Donc après 4/5 questions, 2 de nos titres extraits de la démo diffusés, de la promo pour le concert de mercredi et un rappel que je suis originaire d'Orléans tout comme Jérôme Minière (le hasard fait bien les choses, hein?), le tout entouré par une ribambelle de jouets (euh... depuis quand on vend des jouets dans une librairie? Ais-je raté un truc?), j'ai repris mon petit pas de course habituel direction la pratique du soir.

Et 12 chansons jouées après, me voilà en train d'en faire le résumé.

Au passage, non demain pour le show du Festival Coup de Coeur Francophone, on ne jouera pas 12 chansons.

Moins.

BEEEEEEEEEEAUCOUPPPPPPPP moins.

Non pas vraiment beaucoup moins.

Mais moins.
Après tout, on joue en premier, donc on se DOIT de ne pas trop jouer.

Mais il faudra venir pour savoir.
Hehe.

Ah et pour ceux qui ne sont pas fans des parenthèses excessives, je m'en excuse d'avance.
J'aime les utiliser (vraiment (beaucoup)).

lundi 5 novembre 2007

Banane Vs. Ballade


















































Alors aujourd'hui, 4ième jour d'enregistrement des drums.
Et surprise... on a fait autant en une journée que l'on avait fait auparavant.

On s'est pas mal "battu" avec notre nouvel ami (le "clic" ou métronome, pour les intimes), car on a eu la bonne idée d'écrire des chansons dont les rythmes, le tempo et les structures varient sans cesse.

Bon, on ne fait pas du "math-prog-rock" non plus, mais Ryan a fait un super travail de programmation de tempo pour nous aider à jouer toujours sur la bonne mesure. Efficace et génial je vous dis celui-là. S'il n'était pas déjà une légende vivante, il le deviendrait de suite.

Cela nous donne donc 8 chansons dont les batteries sont finies.
C'est une très bonne chose, car ça nous laisse un peu moins de la moitié à finir pendant les 6 jours qu'il nous reste au studio Breakglass.
Nous prenons deux jours de pause demain et mercredi.
Ok je vous vois venir avec vos commentaires, donc pour clarifier la situation, ce n'est par fainéantise ni par excès de confiance, mais car nous jouons pour le festival Coup de Coeur Francophone mercredi soir, et que nous voulons pratiquer tous ensemble avant, histoire de ne pas faire un show tout nul (croyez-moi, c'est possible).
On reprendra donc les sessions de drums jeudi, avec des oreilles toutes fraîches (ça devrait d'ailleurs être la seule chose fraîche nous concernant).

J'ai découvert aujourd'hui 2 choses que je déteste, 1 chose que j'aime et 1 chose que l'on passe notre temps à faire quand on enregistre.
Alors déjà je DETESTE que l'on utilise le mot "ballade" pour dire "chanson plus calme".
Le mot "ballade" fait naître en moi une réelle frustration, un dégoût de la musique, couplé à une envie de me lever d'un coup sec pour casser quelque chose.

Ceux qui me connaîssent savent que je suis tout sauf violent.
Je ne sais pas trop d'où me vient cela, mais je suppose que j'associe ce mot au titre toujours chiant mais radiophonique des groupes métal des années 80-90.
Le mec "dur à cuire" qui joue sur son acoustique pendant que ces cheveux longs traînent dans ses cordes de guitare. Ah oui, et puis avec des violons... plein de violons.

Trop de violons.

Alors maintenant, vous savez quoi faire pour m'irriter.
Dites-moi "Ouais elle est cool votre ballade" (ou même "Eurk, elle est à chier ta ballade").
Ce n'est pas le commentaire que je jugerai, mais le mot.
J'espère que vous courez vite...

Ensuite, je DETESTE les siestes.
Je ne sais pas trop comment faire pour dormir pendant la journée.
A vrai dire, la fatigue ni le sommeil ne viennent pas.

Depuis que l'on a commencé à travailler sur les pré-prods de l'album, je dors un peu moins, je songe à beaucoup de choses quand je ne suis pas occupé à essayer de faire rimer les bons mots ensemble.

Alors ce n'est pas pour passer une heure de mon après midi à ronfler dans un canapé.

Mais je suis tolérant (merci papa/maman de m'avoir appris cela), alors je comprends que les autres aient besoin de décompresser à leur façon.

Pendant ce temps là, je vide la mémoire de mon appareil photo numérique en faisant des photos de tout et de rien (le thème de la journée était "Lampes au studio").

Par contre, j'AIME les bananes.
Hier au Marché Jean Talon, nous avons acheté des bananes, et, au risque de paraître un peu idiot, c'était des VRAIES bananes.

Vous savez celles dont rien que l'odeur de la peau vous donne envie de croquer dedans.
Et que, alors que vous les pelez ou épluchez (je ne suis pas bien sûr de ce que l'on dit pour une banane), vos narines sont envahies par l'odeur magique (oui, oui, magique) qui dégage du fruit.
Pas un truc jaune fluo sans tâche traité aux OGM.

Bref, l'extase.
Sans rire.

Je pense que tout le monde faisait semblant d'être d'accord avec moi quand je leur ai dis cet après-midi, mais je le dis et je les répèterai: ces bananes étaient un réel plaisir gustatif autant qu'olfactif.
Je n'utilise jamais ce mot... c'est dire.

Pour en finir, la chose que l'on fait tout le temps en studio, c'est manger.

Grignoter.

Dire que l'on a faim parce que ça fera une pause plus longue.

Dire que si l'on réussi la prochaine prise, on pourra aller manger.

Manger ça a l'air d'être encore plus vital dans ce contexte.
C'est aussi le moment que l'on prend pour discuter, se poser, et faire des blagues douteuses.
Ce soir, on a choisi repas "chinois" (ça devait être asiatique, mais je ne suis pas bien sûr de pouvoir localiser exactement).
Crevettes Général Tao pour moi.

Ce qui m'a fait me demander: Y-a-t-il vraiment eu un "Général Tao?".
Et si oui, pourquoi lui donner le nom d'une sauce?
Il n'a pas du faire QUE des bonnes choses historiques celui-là...

On a aussi fait un tour dans une friperie juste à côté du studio pendant une pause "marche" de l'après-midi.
Ryan s'est acheté la veste la plus "Miami Vice" du monde (d'un verte mint éclatant), et je pense m'être acheté les pires 2 sweaters de l'univers.
Enfin, par pires je veux dire très "spéciaux" (imaginez Noel 87 quand vos parents vous demandaient d'être "bien habillé"). Mais bon, pour 3 dollars le tout, ça valait le fou rire (cf la belle photo floue type "Myspace" en haut).
À jeudi donc, sauf si je trouve le temps de faire un résumé de demain (interview et pratique) et de mercredi (interview, re-interview et show).
Qui sait...

Ah oui et pour ceux et celles qui se demandent si le titre en haut du blog est juste, relisez "Nekrassov".

dimanche 4 novembre 2007

Jamais deux sans trois

3ième jour de studio, et 3 prises complètes de drums aujourd'hui.

Cela fait donc 4 chansons dont les batteries ont toutes enregistrées.

Ca avance, ça avance.
Les journées sont longues, surtout qu'en matinée nous avons reçu la visite de ces chers André Pélo et Nelton John de Bang Bang.

Le but de la rencontre était de créer la première capsule vidéo que Bang Bang et Telus vont diffuser tout au long de la réalisation de notre album.

On a commencé en jouant "Ste-Catherine" dans les couloirs du métro Jean Talon (filmés par les caméras de Bang Bang TV) en mendiant au nom de la musique émergente.
J'ai gagné 1 dollar en 10 minutes...plutôt honnête comme ratio. J'envisage donc une reconversion.

On a ensuite pris le bus 93 qui file vers l'Est afin de refaire la même chanson, assis au fond du bus, parmis les passagers. C'est surprenant à faire, surtout que les gens ne disent rien, comme si cela paraîssait logique. J'adore!

Le tout devrait être diffusé sous peu, mais en tout cas, c'était vraiment très agrèable à faire.
Ils ont aussi interviewé Ryan et shootés des séquences en studio (ce qui a du les barber car il n'y a rien de plus chiant que d'être en studio sans rien avoir à faire sauf écouter la même chose être jouée encore et encore).

On n'a donc pas fini en prison (car techniquement, c'était pas mal illégal tout ça), ce qui reste une bonne chose finalement. Je pense...

Le moment fort de la journée (à part le nouveau pont d'une des nouvelles chansons qui me fait encore me demander par quel miracle on a réussi à l'enregistrer sans erreur) a été le petit tour au Marché Jean Talon pour aller chercher du bon pain, du fromage et tout plein de bonnes choses fraîches, histoire de remplir nos estomacs de mecs fatigués.

On a dégusté le tout devant "Indiana Jones et l'arche perdue".
Classique.
Pas très inspirant (ou alors il faut être tordu pour être inspiré par une bande de nazis qui courent après une boîte en or), mais reposant.

Demain, on continue les prises de drums... on a 10 jours pour cela, donc on essaie de (très) bien faire.

Quitte à finir avec des tous petits yeux.
Après tout, autant profiter de la chance dont on bénéficie pour tout tenter.

samedi 3 novembre 2007

Un deuxieme test de batterie




Danse, danse paire de lunettes

Un premier test de batterie




Pif paf pouf

On prend 2 min de break?
























"On prend 2 min de break?"...
C'est la phrase de la journée.
Les 8 heures premières heures passées à refaire poum, tchak, badaboum, klink, mais aussi dring, bliiiniggg et fraaaack (euh, ce sont les guitares, ça - on ne le enregistre pas, mais pour pour ceux qui aiment les détails techniques, on se sert de pistes de guitares dites "ghosts tracks" que nous jouons mais qui ne seront pas retenues au mixage).
Nouveauté du jour: nous avons fini d'enregistrer les drums entières d'une première chanson.

La première d'une quinzaine.
Oui, c'est beau d'avoir le temps.
On a tellement de chance.
D'où le "On prend 2 min de break?" que l'on a pas mal entendu.

La seule plainte (du jour) serait le froid glacial qui règne dans le studio.
Je pense qu'il ne s'appelle pas Breakglass pour rien...

Ah oui et j'ai mangé mes premiers Krispy Kreme ce matin.
C'est bon.
Très bon.
Très très bon en fait.
Ca n'a que peu d'importance, mais tout ce qui est rare vaut la peine d'être souligné.
Enfin je crois...

Quelques photos en haut pour illustrer le tout. Les vidéos seront postées demain.
Si vous aimez les poum-tchak, vous allez etre servi.

Au passage, je suis ni journaliste, ni photographe ni vidéaste, donc veuillez excuser mes maladresses techniques. Mais en cette ère de web 2.0, on devrait me pardonner, non?

Au programme de demain, même chose.
On devrait par contre pouvoir enregistrer plus de chansons.
Aujourd'hui Ryan voulait surtout finir de perfectionner le son, et se servir des nouveaux joujous fraîchement arrivés au studio: des controlers/mixeur de son indépendants - en gros, des boîtes qui permettent, pendant que l'on enregistre de chacun rêgler le son que l'on souhaite entendre dans nos casques. Magique, je vous dis.
Lever tôt par contre, car entrevue avec Bang Bang et ces chers André et Nelson.
Je ne vous en dit pas plus, mais on pourrait finir en garde à vue étant donné ce qu'on va faire.

Si on ne s'en sort pas, mentez aux gens, et dites que les titres sur Myspace ne sont pas des démos, mais les vraies chansons en version finale.

Ca nous fera gagner du temps avant sortir de prison.

A demain.
Ou pas.

vendredi 2 novembre 2007

Merci, on vous rappellera

Je me suis souvent interdit d'écrire des blogs, ou des "diaries", ou tout truc dans le genre.

La raison principale reste que la "concurrence" (les douces mais acides de Rock N Doudou, le très acide mais finalement très doux Hugo Mudie, et le très sexy ET drôle André Péloman) est largement plus douée, et possède une patte journalistique et une vision du quotidien qui fait rêver.

Mais bon, il fallait bien que je raconte à ma façon les journées passées en studio à enregistrer notre premier album.

Pas pour la postérité.

Mais parce que c'est toujours agréable de remettre noir sur blanc des impressions et des bouts de vie aussi intenses. Mais je dois reconnaître que ça risque, par bouts, d'être vraiment chiant.
Vous savez, un mec qui raconte sa journée, par moment, ça manque d'humour.
Une personne avertie en vaut deux.

Aujourd'hui donc, après plus de 10 jours de pré-production, nous avons déposé une grosse partie de notre matériel dans le FANTASTIQUE studio Breakglass de Montréal, où nous attendaient les tout autant fantastiques Jace Lacek et David Smith (qui comptent à leur catalogue les efforts des Besnard Lakes, Wolf Parade, Sunset Rubdown, Islands, et la liste est longue).

Le plus impressionnant (ouais je sais, ça sonne pas mal "cheesy" comme terme) c'est la console de mixage qui trône en plein milieu de la pièce principale, qui a notamment servi à enregistrer Physical Graffiti de Led Zeppelin (pour les nuls en histoire musicale, comme moi, Puff Daddy a largement samplé la chanson "Kashmir", extraite de celui-ci, pour la bande originale - tu parles - du navet Godzilla). Elle a aussi servi à enregistrer des chansons de Exile on Main Street des Rolling Stones et d'Aretha Franklin.
Bref quand on se place devant cette bête, on se tait, et on respire un GRAND coup.

C'est Ryan (Battistuzzi...aka "moustache de Burt", pas besoin de vous faire le CV du garçon), qui va s'occuper de la réalisation de l'album. On est hyper fan et content qu'il ait accepté de relever ce challenge. Ca va être 2 gros mois de fun.

Et pour cette première journée, ça c'est pas mal résumé à taper sur 4 snares différents, en changer 12 fois avant de revenir 17 fois sur notre décision, essayer les 2 kick drums présents et se dire que les vieux kits sonnent du feu de dieu (on a la chance de jouer sur celui qui a servi à Malajube sur Trompe L'Oeil), taper sur les 72 146 cymbales dans la pièce, avant de poser les 16 micros qui vont capturer le son des drums.

C'est assez drôle car la pièce (assez énorme...vous verrez des photos demain) ressemble maintenant à une caverne de micros et de cables.
Ou à un Transformer qui aurait explosé.

En tous cas, la moindre fourmi qui passera dans la pièce sera immortalisée.

Bien sûr, ensuite, et ce pendant 8 heures, il a fallu tester le son de toutes ces jolies choses.
Boom
Bam.
Pim.
Paf.
Tchak.
Klouk.

On a fini après une longue journée technique à se mettre d'accord sur le fait que le tout sonne assez "fat" (il semble que ce soit un terme technique qui veut dire la même chose que pour du Macdo, en moins cheap), mais que, une fois le tout mixé, et mis dans son contexte, ça va être assez malade. Il parait :)

La suite demain, avec des photos, des vidéos, et tout plein d'autres choses en O.

Bonne nuit.