Alors aujourd'hui, 4ième jour d'enregistrement des drums.
Et surprise... on a fait autant en une journée que l'on avait fait auparavant.
On s'est pas mal "battu" avec notre nouvel ami (le "clic" ou métronome, pour les intimes), car on a eu la bonne idée d'écrire des chansons dont les rythmes, le tempo et les structures varient sans cesse.
Bon, on ne fait pas du "math-prog-rock" non plus, mais Ryan a fait un super travail de programmation de tempo pour nous aider à jouer toujours sur la bonne mesure. Efficace et génial je vous dis celui-là. S'il n'était pas déjà une légende vivante, il le deviendrait de suite.
Cela nous donne donc 8 chansons dont les batteries sont finies.
C'est une très bonne chose, car ça nous laisse un peu moins de la moitié à finir pendant les 6 jours qu'il nous reste au studio Breakglass.
Nous prenons deux jours de pause demain et mercredi.
Ok je vous vois venir avec vos commentaires, donc pour clarifier la situation, ce n'est par fainéantise ni par excès de confiance, mais car nous jouons pour le festival Coup de Coeur Francophone mercredi soir, et que nous voulons pratiquer tous ensemble avant, histoire de ne pas faire un show tout nul (croyez-moi, c'est possible).
On reprendra donc les sessions de drums jeudi, avec des oreilles toutes fraîches (ça devrait d'ailleurs être la seule chose fraîche nous concernant).
J'ai découvert aujourd'hui 2 choses que je déteste, 1 chose que j'aime et 1 chose que l'on passe notre temps à faire quand on enregistre.
Alors déjà je DETESTE que l'on utilise le mot "ballade" pour dire "chanson plus calme".
Le mot "ballade" fait naître en moi une réelle frustration, un dégoût de la musique, couplé à une envie de me lever d'un coup sec pour casser quelque chose.
Ceux qui me connaîssent savent que je suis tout sauf violent.
Je ne sais pas trop d'où me vient cela, mais je suppose que j'associe ce mot au titre toujours chiant mais radiophonique des groupes métal des années 80-90.
Le mec "dur à cuire" qui joue sur son acoustique pendant que ces cheveux longs traînent dans ses cordes de guitare. Ah oui, et puis avec des violons... plein de violons.
Trop de violons.
Alors maintenant, vous savez quoi faire pour m'irriter.
Dites-moi "Ouais elle est cool votre ballade" (ou même "Eurk, elle est à chier ta ballade").
Ce n'est pas le commentaire que je jugerai, mais le mot.
J'espère que vous courez vite...
Ensuite, je DETESTE les siestes.
Je ne sais pas trop comment faire pour dormir pendant la journée.
A vrai dire, la fatigue ni le sommeil ne viennent pas.
Depuis que l'on a commencé à travailler sur les pré-prods de l'album, je dors un peu moins, je songe à beaucoup de choses quand je ne suis pas occupé à essayer de faire rimer les bons mots ensemble.
Alors ce n'est pas pour passer une heure de mon après midi à ronfler dans un canapé.
Mais je suis tolérant (merci papa/maman de m'avoir appris cela), alors je comprends que les autres aient besoin de décompresser à leur façon.
Pendant ce temps là, je vide la mémoire de mon appareil photo numérique en faisant des photos de tout et de rien (le thème de la journée était "Lampes au studio").
Par contre, j'AIME les bananes.
Hier au Marché Jean Talon, nous avons acheté des bananes, et, au risque de paraître un peu idiot, c'était des VRAIES bananes.
Vous savez celles dont rien que l'odeur de la peau vous donne envie de croquer dedans.
Et que, alors que vous les pelez ou épluchez (je ne suis pas bien sûr de ce que l'on dit pour une banane), vos narines sont envahies par l'odeur magique (oui, oui, magique) qui dégage du fruit.
Pas un truc jaune fluo sans tâche traité aux OGM.
Bref, l'extase.
Sans rire.
Je pense que tout le monde faisait semblant d'être d'accord avec moi quand je leur ai dis cet après-midi, mais je le dis et je les répèterai: ces bananes étaient un réel plaisir gustatif autant qu'olfactif.
Je n'utilise jamais ce mot... c'est dire.
Pour en finir, la chose que l'on fait tout le temps en studio, c'est manger.
Grignoter.
Dire que l'on a faim parce que ça fera une pause plus longue.
Dire que si l'on réussi la prochaine prise, on pourra aller manger.
Manger ça a l'air d'être encore plus vital dans ce contexte.
C'est aussi le moment que l'on prend pour discuter, se poser, et faire des blagues douteuses.
Ce soir, on a choisi repas "chinois" (ça devait être asiatique, mais je ne suis pas bien sûr de pouvoir localiser exactement).
Crevettes Général Tao pour moi.
Ce qui m'a fait me demander: Y-a-t-il vraiment eu un "Général Tao?".
Et si oui, pourquoi lui donner le nom d'une sauce?
Il n'a pas du faire QUE des bonnes choses historiques celui-là...
On a aussi fait un tour dans une friperie juste à côté du studio pendant une pause "marche" de l'après-midi.
Ryan s'est acheté la veste la plus "Miami Vice" du monde (d'un verte mint éclatant), et je pense m'être acheté les pires 2 sweaters de l'univers.
Enfin, par pires je veux dire très "spéciaux" (imaginez Noel 87 quand vos parents vous demandaient d'être "bien habillé"). Mais bon, pour 3 dollars le tout, ça valait le fou rire (cf la belle photo floue type "Myspace" en haut).
À jeudi donc, sauf si je trouve le temps de faire un résumé de demain (interview et pratique) et de mercredi (interview, re-interview et show).
Qui sait...
Ah oui et pour ceux et celles qui se demandent si le titre en haut du blog est juste, relisez "Nekrassov".